On entend souvent parler de "dyspraxie", de "TDAH" ou de "maladresse". Mais derrière ces étiquettes se cache une réalité plus profonde : le trouble psychomoteur.
Contrairement à une idée reçue, le trouble psychomoteur n'est pas une maladie du muscle ou de l'intelligence. C'est un trouble du lien. C'est ce moment où l'intention ("je veux faire") et l'action ("je fais") se perdent en chemin.
La recherche moderne en neurosciences (notamment les travaux sur la Cognition Incarnée ou Embodied Cognition, comme ceux de Shapiro ou Gallagher) montre que nos fonctions intellectuelles (attention, mémoire, raisonnement) sont indissociables de nos fonctions motrices.
Une étude fondamentale de Diamond (2000) a mis en évidence le lien étroit entre le cervelet (mouvement) et le cortex préfrontal (fonctions exécutives). Si la fluidité motrice est entravée, le cerveau doit dépenser une énergie colossale juste pour "tenir le corps", ne laissant plus de place pour apprendre ou se concentrer. C’est ce que nous appelons la surcharge cognitive d'origine psychomotrice.
Dans la démarche Slow Zapping™, nous ne voyons pas le trouble psychomoteur comme un défaut à réparer, mais comme un signal de "désynchronisation".
Le but n'est pas de forcer l'enfant à rentrer dans un moule de normalité rigide, mais de l'aider à retrouver son propre tempo interne.
Décoder le désordre : Une agitation n'est souvent qu'une tentative du corps pour retrouver ses limites.
Réinstaller les charnières : Comme pour Téo, nous travaillons sur les "points de passage" (les articulations, le rythme) pour que le mouvement redevienne fluide et automatique.
L’ancrage avant la performance : Avant de demander à un enfant d’écrire ou de se concentrer, nous nous assurons qu’il habite son corps en sécurité.
Le trouble psychomoteur peut être épuisant pour l'enfant et sa famille. Mais en changeant de prisme, on réalise que l'enfant ne "fait pas exprès". Son corps lui envoie des informations brouillées.
La méthode Slow Zapping™ propose de baisser le volume du stress pour augmenter celui de la sensation. En apprenant à l'enfant à "sentir" plutôt qu'à "subir", on lui redonne les clés de son propre fonctionnement.